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Les oeufs de fourmis : un vrai délice au Mexique © Getty

Nous devrions manger plus d’insectes… et utiliser leurs excréments comme engrais

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Manger des insectes, rendre leurs restes à la terre et constater ensuite que les plantes poussent mieux : voilà un superbe système alimentaire circulaire, selon Marcel Dicke, professeur d’entomologie (science des insectes) à l’université de Wageningen. Il n’a qu’un seul problème : il faut convaincre les gens de passer aux insectes.

Le chercheur Marcel Dicke de l’université de Wageningen n’ignorait pas que les insectes étaient une excellente source de protéines, il a par contre été stupéfait de découvrir qu’ils étaient aussi formidables pour faire pousser les plantes. Ce qui n’a pas été utilisé des insectes destinés à la consommation, soit les excréments et les enveloppes externes (par exemple, lorsque les animaux muent) sont de merveilleux engrais. Lorsque ces déchets sont mélangés à la terre, les plantes sont plus saines et ont mieux poussé.

Squelettes et excréments

Les excréments d’insectes sont riches en azote, une substance qui favorise la croissance des plantes, mais qui est rare dans la plupart des sols. C’est pourquoi il est souvent ajouté aux engrais synthétiques. Les exuvies, l’enveloppe que le corps de l’insecte a quittée, sont riches en chitine, un polymère difficile à digérer pour la plupart des organismes. Cependant, il existe des bactéries qui peuvent transformer cette chitine en la digérant. Ces mêmes bactéries aident ensuite les plantes à être plus résistantes aux maladies et aux parasites », explique M. Dicke. Si nous ajoutons ces exuvies au sol, nous constatons que les populations de ces bonnes bactéries augmentent. Ce qui aide à son tour la plante à se développer.

Dicke et son équipe y voient une belle application d’un système alimentaire circulaire dans lequel il n’y aura qu’un minimum de déchets. « Les insectes sont nourris avec des déchets résiduels provenant de l’agriculture, de l’horticulture et de l’industrie alimentaire. Les insectes contribuent à la sécurité alimentaire des humains, et les déchets issus de la production d’insectes seront finalement une source de nutriments pour les plantes : la boucle est bouclée. Il ne reste plus qu’à convaincre les gens », dit M. Dicke.

Une mini ferme très efficace

l considère les insectes comme une sorte de « mini-ferme » dont la production est très efficace : avec 25 kilos d’herbe, on peut produire un kilo de viande de boeuf. La même quantité d’herbe produit dix fois plus de protéines comestibles provenant des insectes. Lui-même a déjà mangé des grillons, des vers de farine et des sauterelles. « J’ai mangé des insectes dans le monde entier, et je peux vous dire qu’ils font un repas délicieux. »

L’équipe veut continuer à étudier les avantages des déchets d’insectes pour les plantes et voir s’ils peuvent être utilisés pour empêcher certaines maladies.

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